{PeV} Pour l’amour du papier

C’est désormais une habitude: on parle de la « version papier » d’un texte, d’un article, d’un livre. Car le papier n’est plus universel, le web est en passe de le supplanter. L’écran qui affiche les mots, les lettres, les phrases, puis les efface, sans laisser des traces. L’écran de fumée, sur lequel les écrits ont l’art de s’envoler.

Une part de moi pourtant reste fan du papier.

Je lis sur écran, sur liseuse, et j’y découvre tant d’univers inconnus que le papier ne m’auraient pas autorisés.

Et puis le papier, ce sont des arbres, une vie végétale utilisée et transformée pour notre plaisir. Alors pourquoi continuer à utiliser le papier?

Oui mais le papier, je n’arrive pas vraiment à m’en passer. Pour écrire, noter ou gribouiller, c’est lui que je préfère, plutôt qu’un écran indifférent. Pour réfléchir, c’est d’encore lui dont j’ai besoin, pour formuler ma pensée, souvent. Le stylo dans ma main.

Je me dis parfois que nous paraitront surprenants à nos enfants, qu’à presque 30 ans je suis déjà un mystère pour les adolescents, eux qui ne jurent souvent que par leurs écrans.

J’aime l’odeur des livres, l’encre neuve sur le papier blanc, et l’évocation du passé dans la senteur poussiéreuse d’un bouquin un peu ancien.

Je connais la modernité informatique, je l’utilise, je la maitrise. Mais il y a dans le papier une autre qualité. Ce petit quelque chose en plus, une touche un peu plus précieuse, un peu unique, un peu fantastique.

Alors je sais bien que je vais continuer, parfois, de temps en temps, selon les besoin et les envies, de sortir mes stylos et d’acheter des livres imprimés.

Pour l’amour du papier.

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