… ou la culture du tout, tout de suite, sans chercher

Les réseaux sociaux, ça peut être sympa. Quand on a un sujet qui nous passionne, les groupes peuvent devenir un lieu d’échange et de découvertes. J’ai appris de nombreuses choses sur certaines questions qui m’intéressent particulièrement, nourries par des contributeurs qui s’interrogent sur les mêmes thèmes que moi.

Mais ces groupes sont aussi révélateurs d’un autre phénomène. Celui de la « réflexion fast-food ». Certaines personnes, quand elles ont besoin d’une information, vont immédiatement poser la question et attendre une réponse immédiate. Même si la réponse a été donnée 15 fois sur le groupe, même si elle est présente 3 posts plus bas, même si une recherche Google de base vous donne la réponse en 10 secondes.

Parce que oui, faire l’effort de chercher, c’est duuuurrrr tu comprends. Je me demande si c’est « dans l’air du temps », ou si c’est simplement révélé par la facilité que nous avons aujourd’hui de communiquer avec ces réseaux sociaux.

Alors même qu’il est tellement simple aujourd’hui de trouver des informations. Non mais sérieusement, vous vous imaginez, y’a des gens qui ont dû préparer des exposés sans Wikipédia, et même sans Encarta!!! Rien qu’avec des livres!

J’ai cette sensation qu’il règne une forme d’égoïsme, de « moi ma question est importante ». La fainéantise de faire l’effort de lire toutes les informations déjà partagées, de prendre le temps de rechercher. Ou alors, est-ce parce que justement « on » ne sait pas comment formuler sa  question pour obtenir la bonne réponse d’un moteur de recherche, ou quoi chercher dans un fil d’actus d’un réseau social quelconque.

J’ai souvent l’impression que ce sont « les jeunes » qui font ça, eux qui ont grandit dans cette culture de l’instantané, de la réponse immédiate. Mais je crois que j’aurais bien tort de généraliser, et je suis sûrement la jeune de quelqu’un d’autre.

Mais quand même, j’ai du mal à comprendre. Pourquoi ne pas prendre le temps de faire une recherche, quand la question est simple. Ces redondances me lassent dans mes fils d’actualités, et je me retrouve à devoir trier un flot d’informations dont j’ai déjà vu plus d’une fois la réponse pour en extirper les nouveautés.

Ne serait-ce pas possible de penser un peu moins à soi, de reconnaître la valeur des contributeurs qui partagent gratuitement leur savoir sur les réseaux en ne les sollicitant pas toujours pour les mêmes questions? Et si on prenait le temps de lire, de chercher, de faire quelques efforts pour apporter une contribution plus enrichissante et non 100 fois rabâchée?

Alors dites-moi, la ressentez-vous aussi, cette tendance au fast-food de l’information sur les réseaux? Comment faites-vous pour y échapper?

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