Beren, sur son blog Je ne suis pas une fille romantique, nous propose un petit d’atelier d’écriture. Le principe: piocher deux phrases dans une liste, commencer le texte par l’une et le terminer par l’autre, en écrivant 10 minutes. Voici ma participation.

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Je chante trop faux et lui monte trop mal à cheval pour que je puisse le plagier. En fait, on ne se ressemble pas du tout, et ça complique un peu les choses.Je pourrais sûrement apprendre à chanter, mais désapprendre ce que je sais pour monter aussi mal que lui me parait un exercice insurmontable.

Certaines maitrisent bien l’exercice pourtant. Quelques leçons de chant et elles imitent à la perfection leur idole. Idole qu’elles admirent depuis bien trop longtemps pour avoir voulu essayer d’apprendre à monter à cheval. Par contre, la danse, elles s’y entrainent nuit et jour pour réussir à suivre la chorégraphie improbable de son dernier clip.

Et le résultat est là. Dès qu’on passe Midnight Dream, elles envahissent la piste de danse. Trois pirouettes plus tard, elles dominent l’espace. Les gens s’écartent et arrêtent de danser pour les observer. Elles ont beau être petites, on ne voit qu’elles.

 

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Et parce que j’ai un peu de temps, je vais essayer avec deux autres phrases.

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La lumière est tamisée, et il entre sur scène enveloppé dans une grande toile de plastique noir. Il a toujours eu l’art de surprendre. Certains diraient de lui qu’il détonne, moi je crois que c’est une âme d’artiste qui s’est perdue.

Mais là n’est pas la question, puisque que tout est calculé, et que nous n’avons rien laissé au hasard. Cette toile est un symbole fort pour ceux qui ne croient plus en notre société de consommation. Car telle est l’objectif ici: provoquer pour rassembler.

Le plastique noir est tel cette société qui nous dévore, représentant le pouvoir galopant de multinationales qui ont perdu le sens commun. Il va bientôt déchirer la toile, selon le scénario qui nous avons ficelé ensemble. Déchirer symboliquement la toile de mensonges qui l’entoure, pour rappeler à tous quelles sont les responsables de la dérive de ce monde.

Il a pour lui la force des mots et une volonté féroce de créer le changement. Derrière lui nous réussirons, il lui suffira de quelques gestes puissants pour attirer les foules. Quelques gestes, et quelques mots qui feront le reste. Telle est la force de sa volonté.

C’est ainsi que tout commence. Par cette volonté fondée sur un sens aigu des responsabilités, nous apportons notre pierre à la construction d’un véritable rassemblement.

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J’ai trouvé cet exercice très intéressant, surtout quand les deux phrases semblent au départ n’avoir aucun rapport entre elles. Pas simple, mais la contrainte de temps pousse à commencer l’écriture sans trop chercher de détails, et finalement on s’en sort. Et vous, envie d’essayer?

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